Interview de l’influenceuse nancéeine Tata Carine
La rédac’ : Comment es-tu venu de la kinésithérapie respiratoire à Instagram
Carine : C’est ma stagiaire de troisième qui faisait son stage en entreprise qui m’a lancé sur le sujet. Un jour pendant la pause déjeuner, un peu par hasard elle m’a installé Instagram, m’a expliqué les #, les posts etc… On a pris une photo et on l’a posté, ça a commencé comme ça bêtement. Ma meilleure amie qui adore Instagram insistait également pour que j’aille sur Instagram, voilà.
La rédac’: Quand je lis es commentaires sous tes posts une photo je vois que tu rire ton audience tu leur fait du bien. Quand tu lis tous ces commentaires positifs qu’est-ce que tu ressens ? qu’est-ce que tu éprouves ?
Carine : Je suis super contente car je suis très axé sur le bonheur des autres plus que sur le mien du coup c’est un peu mon problème, mais quand je fais le bonheur des autres ça fait le mien
La rédac’ : (Sourire) c’est beau… Est-ce qu’il t’arrive d’être reconnue dans la rue ?
Carine : Oui beaucoup (elle rit). Oui, les gens me reconnaissent pas mal, j’adore car ils ne sont pas timides ils font des gestes que moi je fais dans mes stories, ils font comme moi ils ne se prennent pas très au sérieux. Il s’adaptent vraiment à ma personnalité.
La rédac’: (rires) Ils sont dans le même délire que toi🤣. Que ressens-tu quand tu vois qu’ils te reconnaissent : tu as peur ça ? ça t’enchante ? t’es gênée ?
Carine : Non, moi je suis toute contente je leur fais des bisous. D’un côté je suis médusé car au cabinet tout le monde me connaît tout le monde me suit sur Instagram, ils trouvent ça normal. Je fais partie du décor et dehors les gens viennent vers moi, me demandent des photos.
La rédac’ : est-ce que tu as déjà été vraiment blessée par des commentaires d’haters ?
Carine : Oui très fort lorsqu’il y a eu une histoire avec le lavage de nez des bébés et qu’on m’a attaqué. Les filles avaient carrément fait des captures d’écran de moi. Elles ont fait une véritable chasse aux sorcières en disant que j’étais folle, que je noyais les enfants, alors que les filles n’étaient même pas dans le métier. Ces filles ne se rendent pas compte du pouvoir des réseaux sociaux, elles sont en train de dénigrer quelque chose qui est unanimement reconnu et surtout elles mettent en danger des enfants. Ça a été hyper violent pour moi quand on m’attaque sur mon physique, mes cheveux, honnêtement ça ne me blesse pas plus que ça franchement ça me passe vraiment au-dessus mais là je me suis dit wouah elles sont irresponsables. C’est ça qui m’a blessé le fait qu’on attaque mon travail et qu’on mette en danger des enfants en prônant une parole qui n’ai reconnu par aucune instance médicale. Ça m’a affecté très fort !
La rédac’ : Je vois donc c’est plutôt le pro que le privé qui t’a affecté. Envisages-tu de créer ta chaîne YouTube ?
Carine : Alors oui, j’aimerais beaucoup mais le problème c’est que c’est impossible parce que je n’ai pas le temps. Je travaille déjà quasiment 12 heures par jour.
La rédac’ : Justement, comment fais-tu pour gérer tout ça, parce que mine de rien t’es maman, tu as un boulot quand même prenant ?
Carine : Je vais te dire, j’ai zéro temps pour moi. Je ne m’arrête jamais. Le matin c’est moi qui emmène les enfants à l’école. Je réponds aux messages dans mon lit quand je me réveille.Je vais travailler puis le midi pendant ma pause déjeuner je réponds aux messages. C’est clair que mes photos ne sont pas travaillées, je fais des photos à l’arrache, heureusement que les gens sont cool. Ensuite le soir je rentre à 20h 20h30. Je me douche, je mange je m’occupe des enfants le temps de me coucher il est 21h30 et là je réponds encore aux messages, je poste ma photo, et après je m’écroule dans le canapé. Il faudrait donc que je me dédouble pour faire une chaîne YouTube. Le fait de faire la vidéo c’est rapide c’est faire le montage etc… C’est bien trop compliqué pour moi je ne suis pas de cette génération là, tout ça pour moi c’est inconnu, je ne sais pas faire. Je galère vraiment.
La rédac’ : (rires) ça ne se voit pas. Est-ce que tu te sens obligé de poster tous tous les jours ? Est-ce que tu te sens redevable vis-à-vis des gens qui te suivent ?
Carine : Je ne sens pas que je leur dois quoique ce soit mais je sens que si je ne poste pas je leur manque. Ils me demandent où je suis etc…Ils s’inquiètent. Je ne me sentirai obligé de rien en aucun cas, mais je sais que quelque part je leur fait du bien et s’il ne voit pas ma tête en story, ça va leur manquer. Les story, ça me demande moins d’énergie que les posts, parfois ça me frustre de poster comme ça vite fait. J’aime bien faire passer des messages.
La rédac’ : Es-tu davantage approchée par les marques ?
Carine : Oui, bien sûr.
La rédac’ : Comment les sélectionnes-tu ?
Carine : D’accord, je n’accepte que des produits que j’achéterai pour moi, je ne prends pas les marques que je n’aurais pas utilisé moi-même. Je n’ai pas d’enjeux financier parce que ce n’est pas mon métier donc j’ai une liberté. J’ai cette chance je peux refuser les marques ou produits qui ne me conviennent pas.
La rédac’ : Dans 10 ans, tu te vois toujours sur Instagram ?
Carine : Oh oui, je serai la plus vieille d’Instagram, je ne serai plus tata Carine, je serai mamie Carine.
La rédac’ : Et si tout s’arrêtait comment réagirais-tu ? Aurais-tu un manque ?
Carine : Je pense que je serais affectée car tu te nourris de l’amour des gens c’est obligé. Je passerais par une phase où je serai déçue et sûrement affectée. Je me sentirais probablement rejetée mais quelque part j’ai déjà une reconnaissance professionnelle et amicale qui fait que j’ai une autre vie.
Je vois il y a des gens qui n’existent pas en dehors d’Instagram. Moi j’ai toujours existé en dehors d’Instagram. J’ai une vie professionnelle. J’avais déjà une reconnaissance avant.
La rédac’ : Oui, je vois ce que tu veux dire. J’ai une toute dernière question, est-ce que tu aurais un secret que tu dévoilerais en exclusivité juste pour le blog Inès Riviera ?
Carine : (rires) Attends… je suis avec ma meilleure amie elle réfléchi aussi.
Ah oui je dors encore avec pinpin mon lapin, mon doudou d’enfance.
La rédac’: (rires) C’est vrai ?
Carine : Oui c’est vrai (rires)
La rédac’ : Et bien voilà j’ai mon scoop ( rires).
C’est ainsi que l’interview prend fin, je découvre une Carine fidèle à l’image qu’elle dégage sur les réseaux sociaux : accessible, généreuse, souriante et respectueuse.
Merci Carine pour cet agréable échange !
Vous pouvez la retrouver sur son compte Instagram : @la_vie_de_tata_carine